Séminaires de cohésion et d’alignement : 7 formats-types

Dans mon métier de consultant en management spécialisé dans l’amélioration de la performance collective, j’anime fréquemment des séminaires de cohésion et d’alignement stratégique pour mes clients.

C’est même très souvent le point d’entrée de mes missions, la demande formulée par le client.

A 10, à 50, à 200 ou à 700, les possibilités d’animation sont infinies : depuis la « grand messe » jusqu’à « l’open space », il y a toute la gamme possible entre le message descendant et le tout participatif.

Comme pour beaucoup de choses, l’important est d’abord de savoir ce que l’on cherche. Qu’est ce qui en jeu ? Avec quoi souhaite-t-on ressortir ? A quoi reconnaîtra-t-on qu’on a réussi ?

A l’usage je me suis rendu compte qu’il existe 7 formats-types de séminaires. Je me suis amusé à les baptiser :

  • « Tous ensemble » : l’objectif est de fédérer le groupe, de renforcer sa cohésion, de développer le sentiment d’appartenance. Ces séminaires sont par exemple nécessaires dans des contexte de fusion, ou de lancement de projet. On s’attache à prévoir du temps pour faire connaissance, pour intégrer la culture (et ses racines), pour adhérer à des règles du jeu du fonctionnement collectif.
  • « Amusons la galerie » : l’objectif est de récompenser et valoriser les participants. Cela arrive souvent pour célébrer un succès, se préparer à un challenge important, fêter un moment clé de la vie de l’entreprise. La part belle est faite aux activités ludiques et décalées, à la fête et à la convivialité.
  • « C’est par où ? » : l’objectif est de construire un cap, une trajectoire, des objectifs … C’est typiquement le cas pour un Comité de Direction qui travaille sur sa stratégie, ou élabore une vision partagée. Prise de recul, partage des représentations, co-élaboration sont au menu.
  • « Ca suffit ! » : l’objectif est de sortir d’un blocage (en général relationnel) qui freine la performance de l’équipe. C’est ce qu’on appelle dans notre jargon une « régulation ». Souvent très délicat, le travail stimule l’expression des ressentis et l’écoute, avec des règles du jeu à respecter permettant de sortir d’un climat de défiance.
  • « Ta taaa ! » : l’objectif est d’annoncer quelquechose qui a beaucoup d’impact. C’est devenu monnaie courante dans un monde qui se restructure en permanence : réorganisations, plans sociaux, fusions, externalisation, … sont autant de « nouvelles » qu’il faut annoncer au mieux. Le séminaire privilégie une explication complète, précise et structurée, et surtout un travail de reformulation et de questionnement pour éviter aux participants de « fantasmer » des problèmes qui n’existent pas.
  • « Du neuf ! »: l’objectif est de créer, innover, se décaler … C’est bien sûr naturel de le faire en matière de produits pour se démarquer de la concurrence, mais c’est aussi de plus en plus nécessaire en matière d’organisation (« comment s’organise-t-on pour être plus efficace ? »). La créativité est à l’ordre du jour, avec la nécessité de connecter les cerveaux, d’adopter de nouveaux angles, de ne pas se brider, de se nourrir de ce qui se fait ailleurs.
  • “Just do it !” : l’objectif est de motiver les participants pour atteindre un but précis. C’est notamment le fameux séminaire d’incentive, bien connu des équipes commerciales. Il s’agit de valoriser un défi, de donner envie en mettant en avant un « gain espéré » (prime, challenge), et de gonfler l’énergie des participants dans cette perspective.

Bien souvent un séminaire sera un mix de certains de ces formats : mais attention à l’indigestion, un séminaire trop chargé est comme un repas trop lourd !

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